Archive | octobre, 2013

La visite de la honte… A shameful exam… позорный медосмотр

5 Oct

Comme j’ai pu vous l’expliquer précédemment dans mon article  « de l’art de faire la queue en Russie » nous avons eu l’occasion Julie, Guillaume et moi de passer une « visite médicale » afin de valider notre permis de travail.

Ndlr : Julie et Guillaume sont mes deux compagnons de route dans l’expérience en Russie l’une a la crème fraîche en abomination et l’autre  déteste s’arrêter faire les courses après le travail, mais à part ça ils sont quand même super chouettes !

Bref, le jour de la visite je suis accompagnée de Guillaume et nous passons du temps , beaucoup de temps à attendre.

Nous nous trouvons plus on moins accompagnés d’un échantillon représentatif de l’immigration Russe (Caucasiens en masse, quelques thaïlandaises pour faire fonctionner les salons de massages et  les deux pauvres français que nous sommes). Sont aussi présents des Russes qui doivent trouver cette médecine moins coûteuse, qui habitent peut-être à côté ou tout simplement qui aiment les files d’attente et la promiscuité.

Cette visite n’a de médical que le pot dans lequel vous devez uriner en début de parcours et basta !

Je me demande bien comment d’un simple levé de T-Shirt la dermatologue évalue votre état de santé?

Que dire de la « нарколог » Narcolog (ou médecin spécialisé dans les drogues) qui vous demande simplement : « prenez-vous des drogues ? Héroïne, Cocaïne, Marijuana ? »  Montrez moi vos bras, c’est bon tout est OK. A ce type de questions, que sommes-nous supposés répondre ?? « Oh vous savez madame un petit joint de temps en temps n’a jamais tué personne… » ? Mais qui irait bien dire, « La cocaïne, uniquement le samedi et l’héroïne je garde ça pour les grandes occasions… ».

Dois-je aussi mentionner la prise de sang par une infirmière bouchère qui vous laisse un hématome ?

Vous vous demandez peut-être « Mais bon sang de bonsoir, où veut-elle bien en venir » ?

Ça vient, ça vient ! J’avais complètement baissé la garde lorsque j’ai compris que je passerai outre l’étape Gynécologue…   mais mince alors, je n’étais pas au bout de mes surprises.

Le clou du spectacle :  le voici !

Une porte devant laquelle tout le monde attend,  mon tour vient : j’entre.

Un gars en blouse blanche (certainement encore un type qui se prend pour un médecin) me reçoit accompagné d’une assistante des plus timides.

Là il voit que je suis Française et m’explique qu’il parle Allemand (l’info qui me fait une belle jambe, je ne suis Française, pas Allemande). Sur ce,  il me sort 3 mots dans la langue de Goethe et me demande de lever mon T-Shirt (un levé de T-Shirt, encore une fois ! ça a toujours fait ses preuves en médecine) mais aussi…… (attention ça devient hot !) mon soutien gorge …. Ok je lui montre la moitié d’un sein il est content.

Et Là il me demande de baisser mon pantalon… quoi ????? non mais что ? что ? что ? что ? что ? что ? Oui oui, le pantalon et tout ce qu’il y a en dessous.

Bon, bon, bon… ai-je le choix ? Non .

Par la force des choses, j’accepte mais pas aux yeux de Pervers Pépère, uniquement devant l’assistante, marché conclu.

Non seulement je me dénude mais on me demande aussi de faire part de mon anatomie anale la plus qu’intime. Au point où j’en suis… la tête en bas et les fesses écartées : la grande classe ! Et là on vit ce qui s’appelle « un grand moment de honte ».

Vous me direz « mais c’est médical bla bla bla» que nenni !! Aucune auscultation, rien, à peine si l’assistante y jette un œil, j’en suis presque vexée. Deux secondes chrono après je suis rhabillée , mon papier signé et je laisse la place à Guillaume… On verra ce qui l’attend.

Ce dernier ressortira deux minutes plus tard avec une version quelque peu différente de mon expérience, là on a fait plutôt dans la « verge ». Au moins tout aussi intéressant.

Quant à Julie qui y est passée deux semaines plus tard, toujours le même tordu avec sa blouse (et sans l’assistante)  mais là une version plus « féminine » de la visite.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire si vous voulez un permis de travail à St Petersbourg !

A bientôt, Laura

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En passant

Les samedis communistes ,Субботники

1 Oct

Je viens de tomber sur une brève que je n’avais pas publiée… Quelle aubaine, je n’ai même pas à réfléchir et j’ai un petit article tout prêt !

Attention, article anachronique…

Une tradition à l’approche des beaux jours (qui n’arriveront maintenant que d’ici sept longs mois d’hiver…) et surtout à la fonte des neiges : le Subbotnik ou Субботник.

Si à l’époque de Lenin la pratique consistait à travailler certains samedis, en-dehors des heures rémunérées, afin d’aider à l’ « exaltante édification du socialisme », aujourd’hui cela consiste plus ou moins à faire disparaître les ordures qui étaient bien cachées sous les flocons pendant tout l’hiver et qui refont surface à peu près partout autour de vous, sur chaque chemin, dans chaque forêt et à côté de chaque rivière….

Dans notre usine, le directeur a trouvé l’idée plutôt innovante ! Résultat : déjà deux ans que je m’adonne à la pratique, je vous laisse admirer….             

Etre sexy en Gilet jaune ? Pourquoi pas ? Karl Lagerfeld l’a bien porté, je suis persuadée que ça peut être très à la mode.

En attendant, je suis tout à fait prête à me recycler dans l’entretien de surface, je crois que mon look est au point ! Entre ça et la blouse décidément, il semblerait bien (et je vous le confirme) que je ne bosse pas chez Chanel dans un bel arrondissement de Paris…

Mais une journée de Subbotnik c’est tout aussi efficace et bien moins cher qu’une entrée au Club Med Gym ! (et en plus on améliore son Russe) 

Image

Le matériel est prêt, le Subbotnik peut commencer.

photo dossier….
avec mon collègue Serguey, responsable en organisation industrielle.

Après l’effort, le réconfort, managers, ingénieurs et autres employés après une bonne séance de nettoyage.

à bientôt , Laura

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