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Vis ma vie à Luga

20 Nov

Comme vous le savez peut-être, je participe à Grand Prix V.I.E  Russie (si vous ne le saviez pas c’est alors qu’on ne se connait pas encore car j’ai parfois, comme qui dirait… une fâcheuse tendance au radotage et à l’over dosage.   Je travaille dessus, Julie me coache mais ce n’est pas facile, ça prend du temps).

Le Grand Prix V.I.E , quèsaco ? Pour faire simple : C’est un prix remis par Ubrifrance (Agence française pour le développement international des entreprises) et la Chambre de Commerce Franco-Russe qui récompense les V.I.E qui ont su s’impliquer dans leur mission.

Je me suis rendue à Moscou (où l’heure de pointe dans la ligne circulaire vous permet d’apprécier la promiscuité ainsi que de sentir le délicat toucher de la vitre du métro sur votre joue) afin de soutenir mon dossier.

Cela se passait devant un jury  d’expatriés français qui  vivaient déjà en Russie alors que je n’étais même pas née, qui ont des boulots vachement intéressants et qui en parallèle gèrent  tout plein d’activités extra professionnelles…

Pour cette fameuse présentation, j’ai tanné pendant deux mois une excellente réalisatrice vidéo et amie : Lucie de Ribier.

Je lui ai fourni des bouts de vidéos d’une qualité médiocre  avec une prise de son des plus pitoyables, des micros qui font des apparitions non contrôlées et des prises de vue dignes d’un blockbuster américain !

Bref, entre deux piges, du montage et un déménagement elle  a réussi à faire quelque chose avec les images tournées par « ЛИК-ТВ Луга , Лужская информационная компания » (Lik TV, Luga, société d’information de Luga).

Admirez le travail, cela vous donnera un petit aperçu des talents d’acteurs de notre équipe de choc et de ce que le terme « neiger » peut véritablement signifier.

Vis ma vie à Luga: la vidéo.

A bientôt, Laura

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La visite de la honte… A shameful exam… позорный медосмотр

5 Oct

Comme j’ai pu vous l’expliquer précédemment dans mon article  « de l’art de faire la queue en Russie » nous avons eu l’occasion Julie, Guillaume et moi de passer une « visite médicale » afin de valider notre permis de travail.

Ndlr : Julie et Guillaume sont mes deux compagnons de route dans l’expérience en Russie l’une a la crème fraîche en abomination et l’autre  déteste s’arrêter faire les courses après le travail, mais à part ça ils sont quand même super chouettes !

Bref, le jour de la visite je suis accompagnée de Guillaume et nous passons du temps , beaucoup de temps à attendre.

Nous nous trouvons plus on moins accompagnés d’un échantillon représentatif de l’immigration Russe (Caucasiens en masse, quelques thaïlandaises pour faire fonctionner les salons de massages et  les deux pauvres français que nous sommes). Sont aussi présents des Russes qui doivent trouver cette médecine moins coûteuse, qui habitent peut-être à côté ou tout simplement qui aiment les files d’attente et la promiscuité.

Cette visite n’a de médical que le pot dans lequel vous devez uriner en début de parcours et basta !

Je me demande bien comment d’un simple levé de T-Shirt la dermatologue évalue votre état de santé?

Que dire de la « нарколог » Narcolog (ou médecin spécialisé dans les drogues) qui vous demande simplement : « prenez-vous des drogues ? Héroïne, Cocaïne, Marijuana ? »  Montrez moi vos bras, c’est bon tout est OK. A ce type de questions, que sommes-nous supposés répondre ?? « Oh vous savez madame un petit joint de temps en temps n’a jamais tué personne… » ? Mais qui irait bien dire, « La cocaïne, uniquement le samedi et l’héroïne je garde ça pour les grandes occasions… ».

Dois-je aussi mentionner la prise de sang par une infirmière bouchère qui vous laisse un hématome ?

Vous vous demandez peut-être « Mais bon sang de bonsoir, où veut-elle bien en venir » ?

Ça vient, ça vient ! J’avais complètement baissé la garde lorsque j’ai compris que je passerai outre l’étape Gynécologue…   mais mince alors, je n’étais pas au bout de mes surprises.

Le clou du spectacle :  le voici !

Une porte devant laquelle tout le monde attend,  mon tour vient : j’entre.

Un gars en blouse blanche (certainement encore un type qui se prend pour un médecin) me reçoit accompagné d’une assistante des plus timides.

Là il voit que je suis Française et m’explique qu’il parle Allemand (l’info qui me fait une belle jambe, je ne suis Française, pas Allemande). Sur ce,  il me sort 3 mots dans la langue de Goethe et me demande de lever mon T-Shirt (un levé de T-Shirt, encore une fois ! ça a toujours fait ses preuves en médecine) mais aussi…… (attention ça devient hot !) mon soutien gorge …. Ok je lui montre la moitié d’un sein il est content.

Et Là il me demande de baisser mon pantalon… quoi ????? non mais что ? что ? что ? что ? что ? что ? Oui oui, le pantalon et tout ce qu’il y a en dessous.

Bon, bon, bon… ai-je le choix ? Non .

Par la force des choses, j’accepte mais pas aux yeux de Pervers Pépère, uniquement devant l’assistante, marché conclu.

Non seulement je me dénude mais on me demande aussi de faire part de mon anatomie anale la plus qu’intime. Au point où j’en suis… la tête en bas et les fesses écartées : la grande classe ! Et là on vit ce qui s’appelle « un grand moment de honte ».

Vous me direz « mais c’est médical bla bla bla» que nenni !! Aucune auscultation, rien, à peine si l’assistante y jette un œil, j’en suis presque vexée. Deux secondes chrono après je suis rhabillée , mon papier signé et je laisse la place à Guillaume… On verra ce qui l’attend.

Ce dernier ressortira deux minutes plus tard avec une version quelque peu différente de mon expérience, là on a fait plutôt dans la « verge ». Au moins tout aussi intéressant.

Quant à Julie qui y est passée deux semaines plus tard, toujours le même tordu avec sa blouse (et sans l’assistante)  mais là une version plus « féminine » de la visite.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire si vous voulez un permis de travail à St Petersbourg !

A bientôt, Laura

En passant

Les samedis communistes ,Субботники

1 Oct

Je viens de tomber sur une brève que je n’avais pas publiée… Quelle aubaine, je n’ai même pas à réfléchir et j’ai un petit article tout prêt !

Attention, article anachronique…

Une tradition à l’approche des beaux jours (qui n’arriveront maintenant que d’ici sept longs mois d’hiver…) et surtout à la fonte des neiges : le Subbotnik ou Субботник.

Si à l’époque de Lenin la pratique consistait à travailler certains samedis, en-dehors des heures rémunérées, afin d’aider à l’ « exaltante édification du socialisme », aujourd’hui cela consiste plus ou moins à faire disparaître les ordures qui étaient bien cachées sous les flocons pendant tout l’hiver et qui refont surface à peu près partout autour de vous, sur chaque chemin, dans chaque forêt et à côté de chaque rivière….

Dans notre usine, le directeur a trouvé l’idée plutôt innovante ! Résultat : déjà deux ans que je m’adonne à la pratique, je vous laisse admirer….             

Etre sexy en Gilet jaune ? Pourquoi pas ? Karl Lagerfeld l’a bien porté, je suis persuadée que ça peut être très à la mode.

En attendant, je suis tout à fait prête à me recycler dans l’entretien de surface, je crois que mon look est au point ! Entre ça et la blouse décidément, il semblerait bien (et je vous le confirme) que je ne bosse pas chez Chanel dans un bel arrondissement de Paris…

Mais une journée de Subbotnik c’est tout aussi efficace et bien moins cher qu’une entrée au Club Med Gym ! (et en plus on améliore son Russe) 

Image

Le matériel est prêt, le Subbotnik peut commencer.

photo dossier….
avec mon collègue Serguey, responsable en organisation industrielle.

Après l’effort, le réconfort, managers, ingénieurs et autres employés après une bonne séance de nettoyage.

à bientôt , Laura

On my way to work ! По дороге на работу ! En me rendant au travail

2 Sep

Si j’ai quitté ma Côte d’Azur natale et suis venue me perdre dans cette charmante bourgade délabrée qu’est Luga il doit bien y avoir une raison ?? Le travail en est une bonne !

Le boulot, vous savez cette chose qui ne court pas véritablement les rues en ce moment en France. (A vrai dire, c’est très surfait, ça consiste quand même à passer beaucoup de temps entre quatre murs derrière un écran d’ordinateur…)

Ce fameux travail, il faut bien s’y rendre quotidiennement.

Dès que les beaux jours sont revenus, nous avons choisi le vélo comme moyen de locomotion. Economique et respectueux de l’environnement, le vélo permet  aussi d’éliminer le sacré régime de l’hiver russe,  graisse de porc, patates, mayonnaise ainsi que toute installation inopportune de peau d’orange aussi connue sous le démoniaque nom de cellulite. Un deuxième avantage du vélo est  de passer outre le taxi de Luga, son attente interminable et son odeur de sale chien qui aurait trop forcé sur la cigarette.

Et voilà mon VTT sur le pont de Luga

Bref, il ne s’agit pas ici de vous faire un exposé sur le vélo mais plutôt de vous faire partager notre trajet matinal.

Une fois passée notre улица Свободы 42 « ulitsa svobody 42 » (rue de la liberté N°42) nous arrivons sur LE pont de Luga.

C’est d’ailleurs une des principales attractions touristique de la ville. (Du moins lorsque les français débarquent à Luga pour la première fois… ).

Une Jigouli à l'approche sur le pont troué !

Une Jigouli à l’approche sur le pont troué !

Comparable à un gruyère suisse (ou plutôt un emmental car le Gryuère n’a pas de trous) agrémenté de câbles métalliques hors d’âge, il est régulièrement (mal) reconstruit deux fois par an. Reconstruit n’est pas adapté, je dirais… rebouché !

Il est toujours surprenant de voir avec quelle rapidité  les trous peuvent réapparaître, à croire qu’il y a des petits lutins qui viennent chaque nuit avec leur maillet pour les reformer…

Admirez ces cratères, vous ai-je menti sur le côté emmental ?

Admirez ces cratères, vous ai-je menti sur le côté emmental ?

30 km/h me semble être la vitesse maximale que l’on puisse atteindre sur ce bitume d’un autre temps. Parfois quand cela fait vraiment longtemps que les trous n’ont pas été comblés on voit même l’eau de la rivière à travers…

Bassin de l’alcoolisme et du narcotisme plutôt que du sport universitaire…. Luga est tout de même doté d’un terrain de football (pour l’été) et de hockey sur glace (qui fonctionne l’hiver et non l’été bien évidemment) dans un état de délabrement avancé. En fait à peu près équivalent à celui du pont.

Et voici le fabuleux terrain de Hockey sur glace pour l'hiver (dans lequel la glace n'est d'ailleurs pas bien plane comme vous pouvez l'imaginer...)

Et voici le fabuleux terrain de Hockey sur glace pour l’hiver (dans lequel la glace n’est d’ailleurs pas bien plane comme vous pouvez l’imaginer…) et à côté le terrain de football.

Les 4km qui séparent notre appartement de l’usine sont plein de rebondissements…. Caché dans un renfoncement, un Bankomat ! (Récemment rénové d’ailleurs)  Mais qui a bien pu penser à une implantation si insensée… ??? En Russie ce sont des questions que je ne me pose plus.

Mais qu'est-ce qu'il se cache ici ??

Mais que se cache-t-il ici ??

Un distributeur automatique, quelle surprise ! Il y a même une palette au cas ou vous seriez trop petit....

Un distributeur automatique, quelle surprise ! Il y a même une palette au cas ou vous seriez trop petit….

Si vous pensiez qu'il n'y avait que Faurecia à Luga , que nenni, il y a aussi internationalement connu "Luga Abrasiv"

Si vous pensiez qu’il n’y avait que Faurecia à Luga , que nenni, il y a aussi l’internationalement connu « Luga Abrasiv »

Ensuite nous entamons la dernière ligne droite ! enfin… pas vraiment droite étant donné le nombre de fossés par lesquels elle est entrecoupée.

Vous vous demandez peut-être comment est-ce possible ? Certes les hivers sont rudes, certes les pneus cloutés n’aident en rien, mais la cause est bien plus profonde… : l’amour du travail mal fait !

Pourquoi faire un bon travail du premier coup ? Mieux vaut bâcler la chose et pouvoir s’y reprendre chaque année pour refaire encore et encore la route.

Bref, une belle leçon anti-chômage accompagnée d’un mélange de bakchich et de clientélisme à la russe!

La route vers l'usine

La route vers l’usine

Une camionnette russe en slalom.

Une camionnette russe en slalom.

Je peux vous assurer que conduire sur cette route c’est un peu comme faire de l’auto-tamponneuse :

1)      il faut oublier le principe de la conduite à droite , ici on conduit où l’on peut.

2)       Et comme les nids de poules (voire nids d’autruches) sont inévitables ça fait un peu « boiing, plouf, bouimm » ça secoue  dans la caisse !

Vous êtes bien chanceux d’avoir ces belles photos car à ma grande déception lors de mon retour de vacances… les trous ont été rebouchés !!!

Mis à part ça le paysage est typiquement russe et bucolique. Les petites datcha (que j’adore) aux potagers prolifiques longent la fameuse большая заречная  « bol’shaya zarechnaya» , des voitures rouillées s’entassent dans un jardin, on fait un coucou à Bob l’Eponge (ah non, oups c’est une poubelle, un véritable joyau de l’art contemporain) et on admire la forêt.

Une Datcha russe, maison typique

Une Datcha russe, maison typique

une petite Isba

une petite Isba

Comme on en trouve beaucoup en Russie, des "produkty" petites épiceries souvent ouvertes 24h/24

Comme on en trouve beaucoup en Russie, des « produkty » petites épiceries souvent ouvertes 24h/24

Que dire ? Cela fait partie des questions que je ne me pose plus....

Que dire ? Cela fait partie des questions que je ne me pose plus….

Un collector dans Luga, LA poubelle Bob l'Eponge ! Je la trouve tellement sympathique.

Un collector dans Luga, LA poubelle Bob l’Eponge ! Je la trouve tellement sympathique.

La forêt qui entoure l'usine

La forêt qui entoure l’usine

Et enfin…, clou du spectacle…. Notre belle usine ! Peut-être la plus belle réussite architecturale de Luga.

Une usine au milieu de la forêt c’est tout de même assez peu commun et je ne pense pas un jour retrouver un endroit où sur le chemin de retour je peux: prendre mon vélo, cueillir des myrtilles et caresser une chèvre.

Il n’y a qu’à Luga que l’on voit ça !

Vue extérieure de notre usine. Pas mal non ?

Vue extérieure de notre usine. Pas mal non ?

Je range le vélo, et voilà c’est parti pour une petite journée de plus en V.I.E !

à bientôt, Laura

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О Боже, какой мужчина ! Philosophie de la condition féminine en Russie…

7 Août

Laissez moi vous présenter LE tube de la pop Russe de l’année 2013:  Natali, О боже, какой мужчина! (O Bozhe Kakoj Muzhchina) à savoir, « Oh mon dieu, quel homme ! ».

Bienvenue à Nunuchland, Mireille Mathieu peut aller se rhabiller !

Le message principal de cette ritournelle, « Oh mon dieu quel homme ! Je veux de toi un fils, une fille et point ! ».

C’est ce que l’on appelle l’émancipation féminine… une véritable Femen cette Natali ! Vous pourrez d’ailleurs vous délecter des paroles mentionnées ci-dessous dessous en Russe et en Anglais (malheureusement j’ai la flemme de traduire en français).

Sachez à propos de cette prouesse musicale qu’au retentissement des premières notes dans chaque « boîte de nuit » Russe, s’élève une sorte de cri général de folie « ahhhhwwww » (comprendre : super, chouette, notre chanson de la mort qui tuuuuuue). Dois-je vous avouer, que j’en fais aussi partie… tellement entraînant ce боже, какой мужчина !
Cependant, la composition artistique ne s’arrête pas à la chanson, mais le clip peut aussi être intéressant. Attention les filles…… matez moi cette vidéo et admirez ces Ephèbes…. ! On est franchement loin (très loin) d’un mix de Johnny Depp et Brad Pitt comme nous le suggère Natali.

D’ailleurs, savez-vous ce que l’on dit à propos des hommes en Russie ?

« Мужчина должен быть чуть красивее обезьяны »  en gros, « Un homme doit être juste un peu plus beau qu’un singe « .

Je vous confirme la véracité de ce proverbe … si vous avez décidé de faire vœux de chasteté : venez en Russie !

Ajoutez à cela la remarque qui m’a été faite par mon collègue ce jour et vous comprendrez mieux la pensée de l’homme russe.

« Les femmes aiment avec leurs oreilles, les hommes avec leurs yeux » ,

bref, nous les mecs on a bien le droit d’être moches, dans tous les cas nous avons nos chances, mais vous les filles, mieux vaut être plutôt pas mal roulées pour espérer décrocher un mâle….

Deuxième pensée philosophique : « dans notre usine nous manquons de beaux seins » …. Hummm intéressant ! à méditer !

Ou encore, troisième pensée philosophique, depuis que nous avons une voiture pour trois (youpiii la Ford Focus !!!!) « Je suppose que c’est Guillaume qui va conduire la voiture». No comment !

Aller je vous laisse vous déhancher sur ce tube de 2013 sans lequel une soirée Russe ne serait pas une soirée.

A bientôt, Laura

PS: Les paroles.

О боже, какой мужчина!

Ты ворвался в жизнь мою нежданно,
Изменил мою реальность.
Мысли мерцают, на сердце вспышки,
И любовь без передышки.

Все начиналось как невинный флирт,
А теперь пуст без тебя мой мир.
Ты волшебный, ты с другой планеты,
И ты из моей мечты!

Припев:
О Боже, какой мужчина, я хочу от тебя сына.
И я хочу от тебя дочку, и точка, и точка!
О Боже, какой мужчина, я хочу от тебя сына.
И я хочу от тебя дочку, и точка, и точка!

Не хватит всех на свете нежных слов,
Чтобы описать мою любовь.
И по ночам не плакать по мелочам.
Ты, как время – лечишь мою печаль.

Знаю я, любовь моя взаимна.
Женщина прекрасна, когда любима.
Ты волшебный, ты с другой планеты,
Ты из моей мечты.

Припев:
О Боже, какой мужчина, я хочу от тебя сына.
И я хочу от тебя дочку, и точка, и точка!
О Боже, какой мужчина, я хочу от тебя сына.
И я хочу от тебя дочку, и точка, и точка!

Ты Джонни Депп и Брэд Питт в одном флаконе.
Как самый лучший, ты записан в телефоне.
И ты волшебный, ты с другой планеты.
Я на все вопросы к тебе нашла ответы.

О Боже, какой мужчина!
О Боже, какой мужчина!

Припев:
О Боже, какой мужчина, я хочу от тебя сына.
И я хочу от тебя дочку, и точка, и точка!
О Боже, какой мужчина, я хочу от тебя сына.
И я хочу от тебя дочку, и точка, и точка

Oh, God! What A Man!

You broke into my life unexpectedly,
My reality has been changed,
Thoughts twinkle on the heart in flashes,
And love without rest.

It all began as innocent flirtation,
And now my world is empty without you.
You are magical! You are from another planet!
And you are out of my dreams!

CHORUS: (2X)

O, God! What a man!
I want a son from you!
And I want a daughter from you!
And nothing else! And nothing less!

In all the world of tender words, it is not enough,
To describe my love,
And not to cry at night over little things,
Like time, you cure my sadness.

I know, my love is mutual,
A woman is beautiful when loved.
You are magical! You are from another planet!
You are out of my dreams!

CHORUS: (2X)

You are Johnny Depp and Brad Pitt in one bottle,
You are recorded as the best on the telephone,
And you are magical! You are from another planet!
In all questions to you, I have discovered the answers.

O, God! What a man! (2X)

CHORUS: (2X)

Encore un peu de St Pétersbourg ? A little bit more of St Petersburg ? Ещё Немного о Санкт-Петербурге

26 Oct

Je trouve que mon blog ne fait pas toujours assez honneur à la Russie !

En effet,  Komunalka en phase de décomposition, immeubles en vrac, voitures rouillées et sourires édentés ne sont pas des plus vendeurs.

N’allez pas imaginer qu’en Russie tout le monde vit dans des appartements moisis et ne mange de l’année que des choux et des pommes de terres le tout littéralement noyé sous la mayonnaise

Je reconnais qu’effectivement,  à Luga, on a plus souvent l’occasion de goûter à la betterave qu’à la truffe… (quoi que, grâce au marché local j’ai eu l’occasion de me faire des poêlées de champignons frais,  cèpes et girolles… largement au niveau de la France !)

Toujours est-il que la Russie moderne c’est aussi : Des filles sexy, du glamour à fond le ballons, des mariées qui se baladent partout, des cathédrales à vous couper le souffle et des limousines d’un goût parfois discutable.

Parce qu’une petite piqûre de rappel ne fait jamais de mal, je vous ai préparé une sélection de clichés.

Je les ai pris au gré de mes visites à Saint-Pétersbourg  et de ma motivation pour trimbaler mon appareil photo…. (visites sur lesquelles je me suis largement calmé ces derniers temps afin de sauver mes finances d’une catastrophe dépensière (Ikea, resto, zara…))

Au menu : St Sauveur sur le sang versé, Nuits Blanches, Pont Bankovsky, Hermitage, ponts qui s’ouvrent et filles sexy… Bref, les incontournables.

 Avec l’arrivée de nouveaux VIE ou les visites de collègues il y a des monuments pour lesquels je collectionne déjà au bas mot cinq tickets d’entrée… Mais j’espère en avoir même plus quand mes amis se décideront enfin à me rendre visite en Russie… (à bon(ne) entendeur(se)) 

Je vous propose de commencer la balade…

1) Les nuits blanches :

A Luga et a fortiori à Saint-Pétersbourg, comme vous l’avez remarqué on est carrément au NORD… en comparaison, Moscou c’est les tropiques… (j’exagère éventuellement un peu).

Le fait est que cette position géographique qui nous offre un hiver froid et  glacial plongé dans l’obscurité quasi totale nous permet aussi, Ô joie , d’avoir des nuits à rallonge l’été.   Mais des vrais nuits sans noir pour de vrai !

(Info culture du jour :  Saint-Pétersbourg se trouve à la même latitude que les villes d’Oslo et de Stockholm ainsi que du sud de l’Alaska ou de la pointe sud du Groenland. Autrement dit, attention on se pèle !!!) c’est une latitude très septentrionale !!

2h du matin dans les rues de St Pétersbourg au mois de juin. Une lumière typique en cette période

Un peu plus de lumière, normal il doit être à peu près 3h00 du matin sur cette photo. Toujours au mois de Juin.

Toujours au mois de juin, le canal Fontanka à 3h00 du matin !

Comment oublier… les Nuits Blanches ce sont évidemment, tous les ponts de la Néva qui s’ouvrent les uns à la suite des autres ! Ici un des plus connus, le pont Dvartsovy !
Vous noterez un peu moins de lumière, normal nous sommes déjà fin juillet et les nuits ont commencé à raccourcir.

2) Filles, mariages et limousines ….

Difficile d’éviter le sujet, dans notre imaginaire collectif la Russie n’est peuplée que de grandes blondes plantureuses à la recherche de maris potentiels….

C’est un peu cliché certes… mais, Sachant qu’il y a actuellement 66,2 millions d’hommes (46,3%) contre 76,7 millions de femmes (53,7%) en Russie, laisse près de 10 millions de femmes libres. Ajoutez à cela que les hommes russes ont des physiques généralement peu avantageux (selon mes propres critères) le mâle est âprement chassé ici !

10 millions de célibataires ça fait beaucoup.  Je vous laisse imaginer que la concurrence est rude et mieux vaut ne pas se laisser aller. Oubliez vos crocs et votre polaire Quechua, optez plutôt pour talons hauts et couleurs flashy.

Notez tout de même que si les français en visite touristique se « brûlent la rétine » à chaque détour de rue, les russes eux n’y prêtent plus guère d’attention.

Personnellement je commence à m’y habituer mais cela vous donne quand même parfois l’impression d’être un petit boudin de moins d’1m60 le tout caché sous une doudoune en plumes de canard…  pas toujours bon pour l’égo !

Les Russes ne sont pas là pour enfiler les perles, attention !

Ici on ne perd pas de temps, on se marie ! et comme à peu près tout en Russie, on le montre au maximum, limousine, Robes, lieux publics, shooting photo….

Tellement typique à St Pétersbourg, un groupe de filles qui ont mis le paquet dans un style très « à la Russe ».

Là ça pose sévère pour un enterrement de vie de jeune fille, joli défilé de jambes !

Ici on aime bien faire dans la sobriété et le raffinement… notre petit groupe sort tout droit de cette limousine Hummer rose fushia. Pourquoi pas ?

Se marier en Limousine… pfff c’est d’un commun !

Une fois que l’on a fait l’enterrement de vie de jeune fille, paf : le mariage !
Ici la coutume veut que l’on aille dans des lieux publics assez fréquentés pour faire une balade et des photos le jour de son mariage. Du coup, des mariées, vous en croisez souvent !

Tiens, encore une mariée !

Encore une ? Sérieusement ? Oui oui, la mariée c’est très courant par ici !

3)     Enfin, dernier point:  Saint-Pétersbourg, c’est beau.

C’est une ville où l’on trouve toujours de quoi s’extasier. Cathédrales, ponts, bâtiments, lumière…   On est assez loin de nos classiques européens, ça brille et ça clinque, c’est la Russie !

Déjà vue dans un article précédent sur Saint-Pétersbourg mais elle reste tout de même à couper le souffle !

Le griffon du pont Bankovsky. Un des emblèmes de la ville.

Le palais de l’Hermitage

Détail d’une porte de l’Hermitage. Toujours dans la légèreté…

La Cathédrale St Isaac

En Russie une des républiques est la « Bouriatie », géographiquement proche de la Mongolie. Les bouriates sont majoritairement bouddhistes, ce qui explique la présence de ce temple dans la ville.

Dans le jardin du temple.

Partie de Baby Foot dans un bar un peu « underground » de Saint-Pétersbourg.

Une belle Lada toute neuve, au moins aussi typique que la limousine…

Finalement nous ne sommes pas si loin de la Russie !

A bientôt, Laura !

Bienvenue à Luga, Welcome in Luga, Добро пожаловать в Лугу

29 Sep

Les vacances m’ont fait du bien mais on carrément rouillé mon blog… Avant d’être mise au pied du mur et de faire face à un boycott général, je le remets  à jour !

Vous devrez cependant faire face à un léger décalage temporel qui vous ramènera en juillet puisque j’avais dans les cartons  (ou plutôt jeté de façon totalement anarchique sur mon bureau windows…) un article sur Luga cette mégalopole russe  aujourd’hui mondialement connue grâce à mon blog !

Sans transition aucune : l’article !

Les courses en Russie c’est plutôt : « je passe tous les jours chez la vieille du coin » plutôt que « Aller, je prends mon courage à deux mains pour aller m’infliger une visite dans les 5000m2 de Carrefour »  

Depuis que je suis ici, j’entends toujours que les autochtones côtoient plus les marchés locaux que les grandes surfaces plus traditionnelles.

Ils ont bien raison et à Luga le principe s’applique plus particulièrement sachant que :

  1. Les « grandes »  surfaces n’existent tout simplement pas dans notre bled
  2. Le standing local ne donne pas accès à autre chose qu’aux hard discounters dans lesquels il vaut mieux vérifier les dates de péremption  plutôt deux fois qu’une  parce que l’on aime bien y vendre du périmé….!

D’ailleurs les dates de péremption en Russie parlons en ! Ce sont des petites vicieuses… oui, oui : vicieuses, pernicieuses et fourbes….

Si en France la logique veut que la date imprimée vous indique quand consommer votre yaourt le sera à vos risques et périls, en Russie la logique est tout autre (ou du moins, elle est inexistante !). 

Normalement vous aurez souvent la date de fabrication imprimée plus ou moins visiblement et après, à vous d’aller déchiffrer en petit ET en cyrillique, un truc qui vous raconte que vous devriez consommer votre produit dans les 5 jours, 8 jours, 2 mois, 1 an etc… après sa fabrication. Pour les oeufs, à vous d’être un oeufiste avisé pour savoir combien de temps ça se garde et puis des fois, c’est comme en France mais on a quand même cherché longtemps la petite inscription en cyrillique…

Bref, cela vous demande un minimum de capacités de vision, de lecture, de compréhension du russe, de  réflexion, d’algèbre et aussi de temps pour faire vos courses.

Du coup vous imaginez bien qu’à mes grands débuts que je me suis déjà retrouvée avec des produits périmés au frigo ou du frais tout à fait bon à la poubelle…

Toute cette digression pour dire que le marché, c’est quand même plus simple et qu’en ce week-end estival la visite de celui de Luga s’imposait comme une bonne option pour rencontrer d’autres concitoyens !   Et pour pouvoir tenter quelques clichés !

Julia, (l’assistante de notre directeur) est toujours partante pour nous faire une visite touristique ! C’est un peu elle qui fait en sorte que notre vie soit organisée, moins galère et de plus en plus vivable et agréable. On dit Merci Julia !

Une entrée d’immeuble à Luga.
Comme vous pouvez le remarquer, parfois l’architecture communiste est des plus recherchées…

Luga est équipé d’une église catholique et d’une autre orthodoxe.

Généralement au marché, vous trouverez toujours des locaux vendant ce qu’ils font pousser dans le jardin de leur datcha. Très souvent ce sont des grands-mères (babushki). Bon là les fleurs sont un peu fanées, on ne leur en tiendra pas rigueur….

Ça c’était une babushka très sympa, qui m’a fait un beau sourire et qui m’a offert tout plein de trucs russes, de la salade de chou, de l’aneth, des cébettes… tout ça parce que j’étais jolie ! J’ai essayé de faire un sourire en France, ben ça ne marche pas…. !

Attention ne vous méprenez pas, les russes, c’est un peuple qui aime bien quand même tirer la gueule et assez souvent d’ailleurs…

Les gâteaux sec, comme vous pouvez le voir ça a sincèrement la côte en Russie. Avec tout le thé que l’on y boit, c’est compréhensible.

En parlant de thé… il y a du choix.

En Russie on vend de tout, même des mitigeurs accrochés sur une porte rouillée !
Sachez que j’ai pris cette photo au prix de ma vie…. je me suis fait rabrouer….

Une fois de plus un immeuble typique de Luga

Mais Luga ce n’est pas que du rouillé, voyez moi ça si ce n’est pas mignon !

après le marché, ballade dans les grandes étendues vertes de Luga.

Certes, ce n’est pas la côte d’azur, mais ça a le mérite d’être là!

Pluie + soleil + Pluie + soleil + Pluie + soleil = Luga c’est tout vert !


Rien de plus pratique que de stocker sa vieille voiture complètement défoncée dans son jardin… ! Heureusement que j’ai refait mon vaccin contre le tétanos avant de revenir à Luga …

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