Tag Archives: Laura découvre la Russie

La visite de la honte… A shameful exam… позорный медосмотр

5 Oct

Comme j’ai pu vous l’expliquer précédemment dans mon article  « de l’art de faire la queue en Russie » nous avons eu l’occasion Julie, Guillaume et moi de passer une « visite médicale » afin de valider notre permis de travail.

Ndlr : Julie et Guillaume sont mes deux compagnons de route dans l’expérience en Russie l’une a la crème fraîche en abomination et l’autre  déteste s’arrêter faire les courses après le travail, mais à part ça ils sont quand même super chouettes !

Bref, le jour de la visite je suis accompagnée de Guillaume et nous passons du temps , beaucoup de temps à attendre.

Nous nous trouvons plus on moins accompagnés d’un échantillon représentatif de l’immigration Russe (Caucasiens en masse, quelques thaïlandaises pour faire fonctionner les salons de massages et  les deux pauvres français que nous sommes). Sont aussi présents des Russes qui doivent trouver cette médecine moins coûteuse, qui habitent peut-être à côté ou tout simplement qui aiment les files d’attente et la promiscuité.

Cette visite n’a de médical que le pot dans lequel vous devez uriner en début de parcours et basta !

Je me demande bien comment d’un simple levé de T-Shirt la dermatologue évalue votre état de santé?

Que dire de la « нарколог » Narcolog (ou médecin spécialisé dans les drogues) qui vous demande simplement : « prenez-vous des drogues ? Héroïne, Cocaïne, Marijuana ? »  Montrez moi vos bras, c’est bon tout est OK. A ce type de questions, que sommes-nous supposés répondre ?? « Oh vous savez madame un petit joint de temps en temps n’a jamais tué personne… » ? Mais qui irait bien dire, « La cocaïne, uniquement le samedi et l’héroïne je garde ça pour les grandes occasions… ».

Dois-je aussi mentionner la prise de sang par une infirmière bouchère qui vous laisse un hématome ?

Vous vous demandez peut-être « Mais bon sang de bonsoir, où veut-elle bien en venir » ?

Ça vient, ça vient ! J’avais complètement baissé la garde lorsque j’ai compris que je passerai outre l’étape Gynécologue…   mais mince alors, je n’étais pas au bout de mes surprises.

Le clou du spectacle :  le voici !

Une porte devant laquelle tout le monde attend,  mon tour vient : j’entre.

Un gars en blouse blanche (certainement encore un type qui se prend pour un médecin) me reçoit accompagné d’une assistante des plus timides.

Là il voit que je suis Française et m’explique qu’il parle Allemand (l’info qui me fait une belle jambe, je ne suis Française, pas Allemande). Sur ce,  il me sort 3 mots dans la langue de Goethe et me demande de lever mon T-Shirt (un levé de T-Shirt, encore une fois ! ça a toujours fait ses preuves en médecine) mais aussi…… (attention ça devient hot !) mon soutien gorge …. Ok je lui montre la moitié d’un sein il est content.

Et Là il me demande de baisser mon pantalon… quoi ????? non mais что ? что ? что ? что ? что ? что ? Oui oui, le pantalon et tout ce qu’il y a en dessous.

Bon, bon, bon… ai-je le choix ? Non .

Par la force des choses, j’accepte mais pas aux yeux de Pervers Pépère, uniquement devant l’assistante, marché conclu.

Non seulement je me dénude mais on me demande aussi de faire part de mon anatomie anale la plus qu’intime. Au point où j’en suis… la tête en bas et les fesses écartées : la grande classe ! Et là on vit ce qui s’appelle « un grand moment de honte ».

Vous me direz « mais c’est médical bla bla bla» que nenni !! Aucune auscultation, rien, à peine si l’assistante y jette un œil, j’en suis presque vexée. Deux secondes chrono après je suis rhabillée , mon papier signé et je laisse la place à Guillaume… On verra ce qui l’attend.

Ce dernier ressortira deux minutes plus tard avec une version quelque peu différente de mon expérience, là on a fait plutôt dans la « verge ». Au moins tout aussi intéressant.

Quant à Julie qui y est passée deux semaines plus tard, toujours le même tordu avec sa blouse (et sans l’assistante)  mais là une version plus « féminine » de la visite.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire si vous voulez un permis de travail à St Petersbourg !

A bientôt, Laura

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Bienvenue à Luga, Welcome in Luga, Добро пожаловать в Лугу

29 Sep

Les vacances m’ont fait du bien mais on carrément rouillé mon blog… Avant d’être mise au pied du mur et de faire face à un boycott général, je le remets  à jour !

Vous devrez cependant faire face à un léger décalage temporel qui vous ramènera en juillet puisque j’avais dans les cartons  (ou plutôt jeté de façon totalement anarchique sur mon bureau windows…) un article sur Luga cette mégalopole russe  aujourd’hui mondialement connue grâce à mon blog !

Sans transition aucune : l’article !

Les courses en Russie c’est plutôt : « je passe tous les jours chez la vieille du coin » plutôt que « Aller, je prends mon courage à deux mains pour aller m’infliger une visite dans les 5000m2 de Carrefour »  

Depuis que je suis ici, j’entends toujours que les autochtones côtoient plus les marchés locaux que les grandes surfaces plus traditionnelles.

Ils ont bien raison et à Luga le principe s’applique plus particulièrement sachant que :

  1. Les « grandes »  surfaces n’existent tout simplement pas dans notre bled
  2. Le standing local ne donne pas accès à autre chose qu’aux hard discounters dans lesquels il vaut mieux vérifier les dates de péremption  plutôt deux fois qu’une  parce que l’on aime bien y vendre du périmé….!

D’ailleurs les dates de péremption en Russie parlons en ! Ce sont des petites vicieuses… oui, oui : vicieuses, pernicieuses et fourbes….

Si en France la logique veut que la date imprimée vous indique quand consommer votre yaourt le sera à vos risques et périls, en Russie la logique est tout autre (ou du moins, elle est inexistante !). 

Normalement vous aurez souvent la date de fabrication imprimée plus ou moins visiblement et après, à vous d’aller déchiffrer en petit ET en cyrillique, un truc qui vous raconte que vous devriez consommer votre produit dans les 5 jours, 8 jours, 2 mois, 1 an etc… après sa fabrication. Pour les oeufs, à vous d’être un oeufiste avisé pour savoir combien de temps ça se garde et puis des fois, c’est comme en France mais on a quand même cherché longtemps la petite inscription en cyrillique…

Bref, cela vous demande un minimum de capacités de vision, de lecture, de compréhension du russe, de  réflexion, d’algèbre et aussi de temps pour faire vos courses.

Du coup vous imaginez bien qu’à mes grands débuts que je me suis déjà retrouvée avec des produits périmés au frigo ou du frais tout à fait bon à la poubelle…

Toute cette digression pour dire que le marché, c’est quand même plus simple et qu’en ce week-end estival la visite de celui de Luga s’imposait comme une bonne option pour rencontrer d’autres concitoyens !   Et pour pouvoir tenter quelques clichés !

Julia, (l’assistante de notre directeur) est toujours partante pour nous faire une visite touristique ! C’est un peu elle qui fait en sorte que notre vie soit organisée, moins galère et de plus en plus vivable et agréable. On dit Merci Julia !

Une entrée d’immeuble à Luga.
Comme vous pouvez le remarquer, parfois l’architecture communiste est des plus recherchées…

Luga est équipé d’une église catholique et d’une autre orthodoxe.

Généralement au marché, vous trouverez toujours des locaux vendant ce qu’ils font pousser dans le jardin de leur datcha. Très souvent ce sont des grands-mères (babushki). Bon là les fleurs sont un peu fanées, on ne leur en tiendra pas rigueur….

Ça c’était une babushka très sympa, qui m’a fait un beau sourire et qui m’a offert tout plein de trucs russes, de la salade de chou, de l’aneth, des cébettes… tout ça parce que j’étais jolie ! J’ai essayé de faire un sourire en France, ben ça ne marche pas…. !

Attention ne vous méprenez pas, les russes, c’est un peuple qui aime bien quand même tirer la gueule et assez souvent d’ailleurs…

Les gâteaux sec, comme vous pouvez le voir ça a sincèrement la côte en Russie. Avec tout le thé que l’on y boit, c’est compréhensible.

En parlant de thé… il y a du choix.

En Russie on vend de tout, même des mitigeurs accrochés sur une porte rouillée !
Sachez que j’ai pris cette photo au prix de ma vie…. je me suis fait rabrouer….

Une fois de plus un immeuble typique de Luga

Mais Luga ce n’est pas que du rouillé, voyez moi ça si ce n’est pas mignon !

après le marché, ballade dans les grandes étendues vertes de Luga.

Certes, ce n’est pas la côte d’azur, mais ça a le mérite d’être là!

Pluie + soleil + Pluie + soleil + Pluie + soleil = Luga c’est tout vert !


Rien de plus pratique que de stocker sa vieille voiture complètement défoncée dans son jardin… ! Heureusement que j’ai refait mon vaccin contre le tétanos avant de revenir à Luga …

Filles et Garçons en Russie, Boys and girls in Russia, Мальчики и девочки в России

22 Juil

Je reconnais avoir été quelque peu longuette entre mon dernier billet et celui-ci et je m’en excuse platement.

J’ai cependant en ma possession plusieurs éléments pour expliquer cette absence.

  1. Etant donné que mon travail implique de passer un certain temps derrière un écran, difficile en rentrant de rallumer l’ordinateur.
  2. Généralement j’écris mes articles le week-end et les derniers ont été assez occupés entre la visite d’autres VIE et un déplacement en Roumanie .
  3. Maintenant que j’ai un nouvel appareil photo,  il faut faire un choix pour trier tout ce que l’on a mitraillé et ça prend un peu plus de temps.
  4. Entre mes cours de russe (parce que j’essaie de me cultiver et de devenir chaque jour plus intelligente) et mes cours de fitness (parce que j’essaie aussi de me créer une vie sociale à Luga et de garder un corps de déesse, pas facile avec le régime à la russe), difficile de trouver beaucoup de temps le soir.
  5. Des fois un peu la flemme, malheureusement, il faut que je m’avoue cette triste vérité.

Bref, en ce week-end de nuits blanches nous étions trois VIE à Saint-Pétersbourg (Adrien, Julie et Laura), dont une des trois qui inaugurait son appareil reflex (celle-ci apprend toujours à s’en servir et est encore très loin de tout comprendre soit dit en passant…).

Rien de très remarquable en cette fin de mois de juin mis à part, comme d’habitude un soleil qui refuse de se coucher et une nuit qui ne daigne rester plus d’une demi-heure…

Ah oui, où avais-je la tête, j’allais oublier une chose : l’Alye Parusa (Алые паруса) ou la voile rouge. En d’autres termes cette date marque la fin des examens pour les jeunes Pétersbourgeois (ou Saint-Pétersbourgeois comme vous préférez)

Comme me l’a expliqué mon manager cela consiste à voir tous les lycéens et lycéennes dans les rues arborant leurs plus belles tenues le tout avec beaucoup d’alcool. Généralement le style des tenues se dégrade au fur à mesure de la soirée parallèlement au taux d’alcool dans le sang qui augmente proportionnellement.

Il est vrai que la ville était remplie de lycéens en folie ce qui a plus que ravi mon appareil photo si jeune et vigoureux !

Je vous laisse apprécier,

à très bientôt, Laura

Un style typiquement russe au hasard de Малая Морская улица (malaya morskaya ulitsa) à Saint Pétersbourg

En ce jour de fin d’examens, tous les costumes sont de sortie, ici un jeune élève de la marine accompagné de sa dulcinée dans la jardins Alexandrovsky (Алекса́ндровский сад).
PS: vous noterez que les Russes aiment beaucoup faire des effets de cheveux, les filles sont expertes dans les tresses en tout genres.

Un jeune couple dans les rues de St Pétersbourg à kirpichniy pereulok (кирпичный переулок)

En cette fête de fin d’année Алые паруса (Alie Parusa) tous les jeunes sont de sortie et m’ont pris pour une photographe officielle, résultat, j’ai une photo bien posée !

En tant que bons français, nous sommes allés soutenir l’équipe de France pour sa défaite face à l’Espagne lors de l’Euro 2012. Pour nous remonter le moral (ou surtout celui d’Adrien) cette jeune serveuse a volontiers posé devant l’objectif. Je ne pouvais pas passer à côté de cette tenue des plus habillées…

L’objectif de fin d’année est enfin atteint !

Décidément, ça sent le printemps !

Premier jour d’utilisation de mon Canon 600D. J’apprends à faire quelques réglages.

A force de jouer autour de lui, je crois qu’il l’a trouvée.

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