Tag Archives: V.I.E en Russie
Vidéo

Vis ma vie à Luga

20 Nov

Comme vous le savez peut-être, je participe à Grand Prix V.I.E  Russie (si vous ne le saviez pas c’est alors qu’on ne se connait pas encore car j’ai parfois, comme qui dirait… une fâcheuse tendance au radotage et à l’over dosage.   Je travaille dessus, Julie me coache mais ce n’est pas facile, ça prend du temps).

Le Grand Prix V.I.E , quèsaco ? Pour faire simple : C’est un prix remis par Ubrifrance (Agence française pour le développement international des entreprises) et la Chambre de Commerce Franco-Russe qui récompense les V.I.E qui ont su s’impliquer dans leur mission.

Je me suis rendue à Moscou (où l’heure de pointe dans la ligne circulaire vous permet d’apprécier la promiscuité ainsi que de sentir le délicat toucher de la vitre du métro sur votre joue) afin de soutenir mon dossier.

Cela se passait devant un jury  d’expatriés français qui  vivaient déjà en Russie alors que je n’étais même pas née, qui ont des boulots vachement intéressants et qui en parallèle gèrent  tout plein d’activités extra professionnelles…

Pour cette fameuse présentation, j’ai tanné pendant deux mois une excellente réalisatrice vidéo et amie : Lucie de Ribier.

Je lui ai fourni des bouts de vidéos d’une qualité médiocre  avec une prise de son des plus pitoyables, des micros qui font des apparitions non contrôlées et des prises de vue dignes d’un blockbuster américain !

Bref, entre deux piges, du montage et un déménagement elle  a réussi à faire quelque chose avec les images tournées par « ЛИК-ТВ Луга , Лужская информационная компания » (Lik TV, Luga, société d’information de Luga).

Admirez le travail, cela vous donnera un petit aperçu des talents d’acteurs de notre équipe de choc et de ce que le terme « neiger » peut véritablement signifier.

Vis ma vie à Luga: la vidéo.

A bientôt, Laura

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La visite de la honte… A shameful exam… позорный медосмотр

5 Oct

Comme j’ai pu vous l’expliquer précédemment dans mon article  « de l’art de faire la queue en Russie » nous avons eu l’occasion Julie, Guillaume et moi de passer une « visite médicale » afin de valider notre permis de travail.

Ndlr : Julie et Guillaume sont mes deux compagnons de route dans l’expérience en Russie l’une a la crème fraîche en abomination et l’autre  déteste s’arrêter faire les courses après le travail, mais à part ça ils sont quand même super chouettes !

Bref, le jour de la visite je suis accompagnée de Guillaume et nous passons du temps , beaucoup de temps à attendre.

Nous nous trouvons plus on moins accompagnés d’un échantillon représentatif de l’immigration Russe (Caucasiens en masse, quelques thaïlandaises pour faire fonctionner les salons de massages et  les deux pauvres français que nous sommes). Sont aussi présents des Russes qui doivent trouver cette médecine moins coûteuse, qui habitent peut-être à côté ou tout simplement qui aiment les files d’attente et la promiscuité.

Cette visite n’a de médical que le pot dans lequel vous devez uriner en début de parcours et basta !

Je me demande bien comment d’un simple levé de T-Shirt la dermatologue évalue votre état de santé?

Que dire de la « нарколог » Narcolog (ou médecin spécialisé dans les drogues) qui vous demande simplement : « prenez-vous des drogues ? Héroïne, Cocaïne, Marijuana ? »  Montrez moi vos bras, c’est bon tout est OK. A ce type de questions, que sommes-nous supposés répondre ?? « Oh vous savez madame un petit joint de temps en temps n’a jamais tué personne… » ? Mais qui irait bien dire, « La cocaïne, uniquement le samedi et l’héroïne je garde ça pour les grandes occasions… ».

Dois-je aussi mentionner la prise de sang par une infirmière bouchère qui vous laisse un hématome ?

Vous vous demandez peut-être « Mais bon sang de bonsoir, où veut-elle bien en venir » ?

Ça vient, ça vient ! J’avais complètement baissé la garde lorsque j’ai compris que je passerai outre l’étape Gynécologue…   mais mince alors, je n’étais pas au bout de mes surprises.

Le clou du spectacle :  le voici !

Une porte devant laquelle tout le monde attend,  mon tour vient : j’entre.

Un gars en blouse blanche (certainement encore un type qui se prend pour un médecin) me reçoit accompagné d’une assistante des plus timides.

Là il voit que je suis Française et m’explique qu’il parle Allemand (l’info qui me fait une belle jambe, je ne suis Française, pas Allemande). Sur ce,  il me sort 3 mots dans la langue de Goethe et me demande de lever mon T-Shirt (un levé de T-Shirt, encore une fois ! ça a toujours fait ses preuves en médecine) mais aussi…… (attention ça devient hot !) mon soutien gorge …. Ok je lui montre la moitié d’un sein il est content.

Et Là il me demande de baisser mon pantalon… quoi ????? non mais что ? что ? что ? что ? что ? что ? Oui oui, le pantalon et tout ce qu’il y a en dessous.

Bon, bon, bon… ai-je le choix ? Non .

Par la force des choses, j’accepte mais pas aux yeux de Pervers Pépère, uniquement devant l’assistante, marché conclu.

Non seulement je me dénude mais on me demande aussi de faire part de mon anatomie anale la plus qu’intime. Au point où j’en suis… la tête en bas et les fesses écartées : la grande classe ! Et là on vit ce qui s’appelle « un grand moment de honte ».

Vous me direz « mais c’est médical bla bla bla» que nenni !! Aucune auscultation, rien, à peine si l’assistante y jette un œil, j’en suis presque vexée. Deux secondes chrono après je suis rhabillée , mon papier signé et je laisse la place à Guillaume… On verra ce qui l’attend.

Ce dernier ressortira deux minutes plus tard avec une version quelque peu différente de mon expérience, là on a fait plutôt dans la « verge ». Au moins tout aussi intéressant.

Quant à Julie qui y est passée deux semaines plus tard, toujours le même tordu avec sa blouse (et sans l’assistante)  mais là une version plus « féminine » de la visite.

Vous savez maintenant ce qu’il vous reste à faire si vous voulez un permis de travail à St Petersbourg !

A bientôt, Laura

En passant

Les samedis communistes ,Субботники

1 Oct

Je viens de tomber sur une brève que je n’avais pas publiée… Quelle aubaine, je n’ai même pas à réfléchir et j’ai un petit article tout prêt !

Attention, article anachronique…

Une tradition à l’approche des beaux jours (qui n’arriveront maintenant que d’ici sept longs mois d’hiver…) et surtout à la fonte des neiges : le Subbotnik ou Субботник.

Si à l’époque de Lenin la pratique consistait à travailler certains samedis, en-dehors des heures rémunérées, afin d’aider à l’ « exaltante édification du socialisme », aujourd’hui cela consiste plus ou moins à faire disparaître les ordures qui étaient bien cachées sous les flocons pendant tout l’hiver et qui refont surface à peu près partout autour de vous, sur chaque chemin, dans chaque forêt et à côté de chaque rivière….

Dans notre usine, le directeur a trouvé l’idée plutôt innovante ! Résultat : déjà deux ans que je m’adonne à la pratique, je vous laisse admirer….             

Etre sexy en Gilet jaune ? Pourquoi pas ? Karl Lagerfeld l’a bien porté, je suis persuadée que ça peut être très à la mode.

En attendant, je suis tout à fait prête à me recycler dans l’entretien de surface, je crois que mon look est au point ! Entre ça et la blouse décidément, il semblerait bien (et je vous le confirme) que je ne bosse pas chez Chanel dans un bel arrondissement de Paris…

Mais une journée de Subbotnik c’est tout aussi efficace et bien moins cher qu’une entrée au Club Med Gym ! (et en plus on améliore son Russe) 

Image

Le matériel est prêt, le Subbotnik peut commencer.

photo dossier….
avec mon collègue Serguey, responsable en organisation industrielle.

Après l’effort, le réconfort, managers, ingénieurs et autres employés après une bonne séance de nettoyage.

à bientôt , Laura

On my way to work ! По дороге на работу ! En me rendant au travail

2 Sep

Si j’ai quitté ma Côte d’Azur natale et suis venue me perdre dans cette charmante bourgade délabrée qu’est Luga il doit bien y avoir une raison ?? Le travail en est une bonne !

Le boulot, vous savez cette chose qui ne court pas véritablement les rues en ce moment en France. (A vrai dire, c’est très surfait, ça consiste quand même à passer beaucoup de temps entre quatre murs derrière un écran d’ordinateur…)

Ce fameux travail, il faut bien s’y rendre quotidiennement.

Dès que les beaux jours sont revenus, nous avons choisi le vélo comme moyen de locomotion. Economique et respectueux de l’environnement, le vélo permet  aussi d’éliminer le sacré régime de l’hiver russe,  graisse de porc, patates, mayonnaise ainsi que toute installation inopportune de peau d’orange aussi connue sous le démoniaque nom de cellulite. Un deuxième avantage du vélo est  de passer outre le taxi de Luga, son attente interminable et son odeur de sale chien qui aurait trop forcé sur la cigarette.

Et voilà mon VTT sur le pont de Luga

Bref, il ne s’agit pas ici de vous faire un exposé sur le vélo mais plutôt de vous faire partager notre trajet matinal.

Une fois passée notre улица Свободы 42 « ulitsa svobody 42 » (rue de la liberté N°42) nous arrivons sur LE pont de Luga.

C’est d’ailleurs une des principales attractions touristique de la ville. (Du moins lorsque les français débarquent à Luga pour la première fois… ).

Une Jigouli à l'approche sur le pont troué !

Une Jigouli à l’approche sur le pont troué !

Comparable à un gruyère suisse (ou plutôt un emmental car le Gryuère n’a pas de trous) agrémenté de câbles métalliques hors d’âge, il est régulièrement (mal) reconstruit deux fois par an. Reconstruit n’est pas adapté, je dirais… rebouché !

Il est toujours surprenant de voir avec quelle rapidité  les trous peuvent réapparaître, à croire qu’il y a des petits lutins qui viennent chaque nuit avec leur maillet pour les reformer…

Admirez ces cratères, vous ai-je menti sur le côté emmental ?

Admirez ces cratères, vous ai-je menti sur le côté emmental ?

30 km/h me semble être la vitesse maximale que l’on puisse atteindre sur ce bitume d’un autre temps. Parfois quand cela fait vraiment longtemps que les trous n’ont pas été comblés on voit même l’eau de la rivière à travers…

Bassin de l’alcoolisme et du narcotisme plutôt que du sport universitaire…. Luga est tout de même doté d’un terrain de football (pour l’été) et de hockey sur glace (qui fonctionne l’hiver et non l’été bien évidemment) dans un état de délabrement avancé. En fait à peu près équivalent à celui du pont.

Et voici le fabuleux terrain de Hockey sur glace pour l'hiver (dans lequel la glace n'est d'ailleurs pas bien plane comme vous pouvez l'imaginer...)

Et voici le fabuleux terrain de Hockey sur glace pour l’hiver (dans lequel la glace n’est d’ailleurs pas bien plane comme vous pouvez l’imaginer…) et à côté le terrain de football.

Les 4km qui séparent notre appartement de l’usine sont plein de rebondissements…. Caché dans un renfoncement, un Bankomat ! (Récemment rénové d’ailleurs)  Mais qui a bien pu penser à une implantation si insensée… ??? En Russie ce sont des questions que je ne me pose plus.

Mais qu'est-ce qu'il se cache ici ??

Mais que se cache-t-il ici ??

Un distributeur automatique, quelle surprise ! Il y a même une palette au cas ou vous seriez trop petit....

Un distributeur automatique, quelle surprise ! Il y a même une palette au cas ou vous seriez trop petit….

Si vous pensiez qu'il n'y avait que Faurecia à Luga , que nenni, il y a aussi internationalement connu "Luga Abrasiv"

Si vous pensiez qu’il n’y avait que Faurecia à Luga , que nenni, il y a aussi l’internationalement connu « Luga Abrasiv »

Ensuite nous entamons la dernière ligne droite ! enfin… pas vraiment droite étant donné le nombre de fossés par lesquels elle est entrecoupée.

Vous vous demandez peut-être comment est-ce possible ? Certes les hivers sont rudes, certes les pneus cloutés n’aident en rien, mais la cause est bien plus profonde… : l’amour du travail mal fait !

Pourquoi faire un bon travail du premier coup ? Mieux vaut bâcler la chose et pouvoir s’y reprendre chaque année pour refaire encore et encore la route.

Bref, une belle leçon anti-chômage accompagnée d’un mélange de bakchich et de clientélisme à la russe!

La route vers l'usine

La route vers l’usine

Une camionnette russe en slalom.

Une camionnette russe en slalom.

Je peux vous assurer que conduire sur cette route c’est un peu comme faire de l’auto-tamponneuse :

1)      il faut oublier le principe de la conduite à droite , ici on conduit où l’on peut.

2)       Et comme les nids de poules (voire nids d’autruches) sont inévitables ça fait un peu « boiing, plouf, bouimm » ça secoue  dans la caisse !

Vous êtes bien chanceux d’avoir ces belles photos car à ma grande déception lors de mon retour de vacances… les trous ont été rebouchés !!!

Mis à part ça le paysage est typiquement russe et bucolique. Les petites datcha (que j’adore) aux potagers prolifiques longent la fameuse большая заречная  « bol’shaya zarechnaya» , des voitures rouillées s’entassent dans un jardin, on fait un coucou à Bob l’Eponge (ah non, oups c’est une poubelle, un véritable joyau de l’art contemporain) et on admire la forêt.

Une Datcha russe, maison typique

Une Datcha russe, maison typique

une petite Isba

une petite Isba

Comme on en trouve beaucoup en Russie, des "produkty" petites épiceries souvent ouvertes 24h/24

Comme on en trouve beaucoup en Russie, des « produkty » petites épiceries souvent ouvertes 24h/24

Que dire ? Cela fait partie des questions que je ne me pose plus....

Que dire ? Cela fait partie des questions que je ne me pose plus….

Un collector dans Luga, LA poubelle Bob l'Eponge ! Je la trouve tellement sympathique.

Un collector dans Luga, LA poubelle Bob l’Eponge ! Je la trouve tellement sympathique.

La forêt qui entoure l'usine

La forêt qui entoure l’usine

Et enfin…, clou du spectacle…. Notre belle usine ! Peut-être la plus belle réussite architecturale de Luga.

Une usine au milieu de la forêt c’est tout de même assez peu commun et je ne pense pas un jour retrouver un endroit où sur le chemin de retour je peux: prendre mon vélo, cueillir des myrtilles et caresser une chèvre.

Il n’y a qu’à Luga que l’on voit ça !

Vue extérieure de notre usine. Pas mal non ?

Vue extérieure de notre usine. Pas mal non ?

Je range le vélo, et voilà c’est parti pour une petite journée de plus en V.I.E !

à bientôt, Laura

прогулка по Санкт-петербургу , Une ballade dans Saint-Pétersbourg , A tour in Saint-Petersburg.

1 Avr

Cela fait déjà trois fois que je me rends à St Petersbourg mais finalement je ne vous ai fait aucun retour sur les visites touristiques… d’ailleurs mes collègues russes  se demandent tous, pourquoi je m’obstine à ne mettre que des photos bizarres.

J’explique que mes (très fidèles) lecteurs ne recherchent  pas à lire un guide touristique mais plutôt à comprendre qu’elle est la réalité ici en Russie. Effectivement les cathédrales et monuments en tous genres, Wikipédia et Google Image le font bien mieux que moi !

Cependant, je me disais qu’il serait quand même bien dommage de ne vous montrer que des komunalka, des trains et des cantines publiques.

Je vais faire de mon mieux pour vous faire partager mes différentes visites.

Bon bon bon, Saint-Pétersbourg ce sont des cathédrales à peu près partout, avec des noms un peu moins classiques que chez nous… On est loin des St Jean et Notre-Dame, là on parlera des cathédrales Kazansky, Smolny, St Isaac…. Ma favorite reste Saint-sauveur-sur-le-sang-versé  (Храм Спаса на Крови). Elle doit se joli nom à Alexandre III, son père le Tzar Alexandre II s’étant  fait assassiner à cet endroit précisément en 1881, il a décidé de mettre le paquet  en sa mémoire en construisant une église.  Sous le communisme ce sublime édifice n’était qu’un stock, la religion n’étant pas la tasse de thé de Staline et ses copains.  Aujourd’hui c’est seulement un bâtiment à visiter avec tout plein de touristes dedans le tout affublés de magnifiques sur-chaussures en plastique bleu!

Dans l’ensemble on en a plein les yeux, c’est véritablement magnifique,  mais on s’y perd un peu… il y en a de toutes les couleurs et toutes les formes ce qui n’aide pas à l’homogénéité.

La fameuse cathédrale de Saint-Pétersbourg, connue pour être quelque peu une copie de celle de Moscou.

Etre bien couverte n'est pas une option, le style passe en second !

L'intérieur est entièrement fait de mosaïque et les couleurs sont si vives !

Malgré mes connaissances limitées en photo et la qualité de mon appareil, je ne suis pas mécontente de cette prise !

Encore une autre cathédrale, d'après moi elle a plutôt le look de la maison blanche mais bon, s'ils disent que c'est une cathédrale, on va les croire sur parole;

Ah oui j’allais oublier la ville est construite autour de la Neva et ses canaux, qui, évidemment, gèlent par ces fraîches températures (la grande question est pourquoi au même instant la petit rivière de Luga coule libre comme l’eau…). Il nous est donc possible d’aller et venir librement sur la glace, impression plus qu’étrange, finalement c’est un peu comme se retrouver dans la peau de Jésus en hiver.

En tant que niçoise pure souche,  je m’y aventure le temps d’une photo et je remonte dare-dare sur les quais. On appelle ça l’instinct de survie.

Mes deux collègues Nikita et Arsalan qui m'ont fait faire un tour de la ville

Véridiquement congelé !

Qui dit fleuve et canaux implique forcément des ponts, celui là est minuscule, les vrais ponts de St Pétersbourg s'ouvrent en été pour laisser passer les grosses embarcations.

Nous étions là avec une jolie jeune russe que Nikita a accostée dans un Sushi Bar, rien de plus normal qu'elle passe le reste de l'après-midi avec nous... Pratique courante en Russie

La ville étant entourée par les marais, il a fallu construire un métro bien profond pour passer en dessous. Lorsque vous descendez dans les stations, attention, la pente est raide, un peu comme à Londres. (Ndlr : ma valise rouge n’a pas spécialement apprécié la petite chute dans l’escalator… umpf !) Les wagons et l’architecture sont tout à fait « old school » on se croirait dans les années soixante, tout à fait vernaculaire ! Pour information: Sachez qu’en Russie la politesse veut que vous laissiez toujours votre place aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux femmes en général.

Descente du Métro de St Pétersbourg

Un autre standing que le métro de Paris...

Fin d’après-midi, l’heure du thé ! En Russie prendre un thé est une pratique plus que courante qui l’emporte haut la main face au café. Pour une fois je suis bien contente de faire partie du groupe des buveurs de thés sans me sentir ostracisée…  Nous avons donc profité de la fin de journée pour entrer dans la librairie « Singer » et nous installer avec une  vue imprenable sur la cathédrale afin de profiter d’un moment de convivialité. Je comparerais ça au Virgin Café de Nice mais 1000 fois plus classe…

Vue depuis le café "Singer" à prononcer Tzinger, en face de nous, la Cathédrale Kazansky et une tulipe rouge .

Ne vous inquiétez pas, il n’y a pas que le thé, la Junk Food est aussi bien implantée en Russie. Il est loin le temps du communisme où le géant américain n’avait pas le droit de cité,  à Saint-Pétersbourg, le roi du Fast-Food a pignon sur rue et j’ai bien apprécié mon « Rhéppy Meal » accompagné de son Chicken Burger. Je ne sais pourquoi mais tout touriste qui se respecte finira un jour ou l’autre dans le McDonald’s local. La coutume (ou peut-être mon oeil affuté d’ancienne équipière) veut que nous fassions toujours une comparaison bien précise entre notre McDonald’s et ceux de l’étranger, ça ne vous rappelle rien ?

 » And you know what they call a Quarter Pounder with Cheese in Paris?

They don’t call it a Quarter Pounder with Cheese?

Nah, man, they got the metric system. They wouldn’t know what the fuck a Quarter Pounder is.

What do they call it?

They call it a « Royale with Cheese. »

« Royale with Cheese. »

That’s right »

Trop bien, on n'a pas le Chicken Burger en France dans le Happy Meal !!

En venant en Russie, je me suis dit que je pourrais assouvir mes envies d’opéra et de ballet, j’ai pu découvrir le théâtre Mariinsky, bel exercice de style, très rococo, mais parfait pour combler les rêves de Russie éternelle.  Attention, ici les filles mettent le paquet. L’opéra est  l’occasion de se mettre sur son 31, voire même sur son 32 ! Il faut aussi bien travailler le port de tête, la jeune russe se tient bien droite, pas question de s’avachir sur son siège ! Sachez qu’aucun détail n’est laissé de côté, ongles, maquillage, talons, chevelure impeccable et mini-jupe donnant sur une silhouette sylphide (mais la question des filles russes et des relations hommes/femmes feront l’objet d’un futur article). J’avais l’impression de faire quelque peu tâche dans le paysage… en pantalons, bottes et sac sans monogramme.

Bref, le reste de l’auditoire mis de côté, J’ai pu assister à Madame Butterfly, opéra italien en trois actes de Giacomo Puccini, ainsi qu’à Don Giovanni, opéra en deux actes de Wolfgang Amadeus Mozart. Même si j’avais préparé mon sujet avant la représentation, je dois reconnaître que l’opéra sous-titré en russe demande 100% de votre attention et la concentration d’à peu près tous vos neurones. Résultat, parfois je m’attardais plus sur les décors et les costumes que sur le sens même de l’histoire !

Au prix de la place dans la loge des tzars, mieux vaut être accroché à son siège....

Mon premier opéra en Russie (et sous-titré en russe....)

Je reconnais ne pas avoir l'air bien détendue... peut-être impressionnée par la russe qui me prend en photo.

Je ne me lasse pas de découvrir ce pays et ses habitudes. La Russie est le pays des contrastes, des fois si facile et d’autres fois si compliquée, parfois magnifique et d’autres fois d’un goût si discutable, encore bien des articles à rédiger.

à bientôt,

Laura

Une petite dernière pour la route !
Les goûts des russes sont parfois tout à fait discutables, comme ce "Party Bus" de mariage... Un bus limousine, un concept d'un style certain voire même d'un certain style.

я живу в коммуналке ! J’habite dans une Komunalka ! I live in a Komunalka !

26 Mar Cuisine de la Komunalka

J’ai passé le week-end dernier à Saint-Pétersbourg,  j’ai logé dans la même auberge de jeunesse que précédemment « soul Kitchen Hostel »  (confortable, d’excellentes rencontres et bien placée !)

Au programme, Nikita, (qui en a d’ailleurs marre de toujours recevoir des e-mails adressés à Mrs.Filimonov, merci Luc Besson…), un de mes collègues nous invite à fêter ses 25 ans. Je me rends donc samedi soir chez lui, emplacement vraiment central, près dès quais de la Neva. Sachez que j’adore visiter les appartements des autres et qui plus est dans un pays étranger, je suis donc ravie à l’idée d’approcher d’un peu plus près la véritable culture Russe. L’immeuble est assez ancien, plutôt bourgeois dirais-je, immenses escaliers et plafonds hauts. A l’ouverture de la porte, qu’elle ne fut pas ma surprise de me retrouver dans une Komunalka ! Vous allez me dire une quoi ? Rouvrez vos livres d’histoire et souvenez-vous de ces fameux appartements partagés ! Un appartement pour plusieurs familles, si on aime la promiscuité et le confort sommaire c’est parfait…

Bref, la première chose que je me suis dite « cool, un bon article à poster sur mon blog ! »  En un pas, j’ai fait un voyage à travers le temps, j’ai eu l’impression de me retrouver dans les années soixante, je ne savais pas que ce type de logement existait encore. Apparemment c’est encore assez commun à Saint-Pétersbourg et cela permet de se loger à un prix raisonnable. Ici la pièce se loue 250€ /mois et se vend environ 20000€.

Il s’agit en fait de magnifiques appartements confisqués à l’époque de la révolution. Les communistes avaient décidé que la propriété privée c’était mal et avoir de beaucoup de sous rien que pour soi encore plus ! Ils ont ainsi été divisés et mis à disposition de plusieurs familles. Ces Komunalka ont d’ailleurs était très commodes lors de l’industrialisation de la Russie quand il a fallu loger toutes les personnes issues de l’exode rurale. Moi qui aime tant les immeubles bourgeois, je trouve que c’est un gâchis sans nom, fichtre ! On y voit encore les parquets flottants, les immenses pièces et les moulures aux plafonds…. Mais nous ne sommes pas là pour parler architecture intérieure…

Comment fonctionne la Komunalka ? Et bien, le matin mieux vaut ne pas être pressé pour prendre sa douche (ni même être très regardant sur la propreté et la vétusté des sanitaires), la cuisine est équipée de plusieurs gazinières, les toilettes, il y en a deux  et les lave-linges…. Au moins trois. Nous sommes assez loin du principe de la colocation (même si Nikita partage son appartement partagé avec des colocataires,  ça fait un peu poupée gigogne tout ça…).

En France, la fondation l’Abbé Pierre serait déjà montée au créneau depuis bien longtemps, en Russie, c’est simplement tout à fait normal.

Je tenais absolument à vous faire partager cette expérience qu’on ne vous présentera dans aucun guide touristique !

Laura

Repas d'anniversaire avec salades à la russe (mayonnaise, mayonnaise, mayonnaise), poissons et un peu d'alcool.

Tatiana et moi dans la cuisine de l'appartement

Cuisine de la Komunalka

Salle de bain avec tout le confort moderne !

Moi dans la salle de bain

Couloir de l'appartement, je ne peux expliquer la présence de ces nombreux écrans d'ordinateurs abandonnés...

Un convoi pour Saint-Pétersbourg

19 Mar

Après cette longue semaine l’effervescence du vendredi se fait sentir à Luga… Effectivement tout le monde n’a qu’une hâte : rentrer à Saint-Pétersbourg !

Le trajet  des cinq covoitureurs  (Olga, Maxim, Arsalan, Nikita et moi-même) sera ponctué d’un stop dans un petit café de bord de route où vous pouvez vous restaurer avec des encas russes faits maison. Personnellement, un thé et une sorte de gâteau au fromage frais accompagné de crème fraîche, les autres (sauf le conducteur) sont déjà au vin et au beignet à la pomme de terre.

Cet engouement  pour la grande ville me convient parfaitement il facilite grandement mon déplacement. Maxim (mon binôme) au volant de sa Ford Fusion nous emmènera tous à bon port malgré l’état chaotique des routes et les dépassements plus que douteux à la russe . En effet, il ne s’agit que d’une double voie (une dans chaque sens) mais les routes sont grandes alors si on se pousse bien, on y rentre à trois, camion compris. Il faut simplement prendre l’option sur cette troisième voie imaginaire tant convoitée… si vous voyez un autre véhicule vous éclairer en pleine face, deux options : (avant tout fermez les yeux, et même si vous n’êtes pas religieux, priez …) accélérez pour terminer au plus vite votre dépassement ou freinez et rangez-vous à nouveau…

La sécurité routière a du boulot, le jour où l’on en viendra au stade de la propagande du gilet jaune, un grand pas aura déjà été fait.

 

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